LA PALISSADE,
RUCHE D'ART
« Je crois que les Ruches d’Art sont bien plus qu’un endroit pour faire de l’art en compagnie des autres. C’est un endroit qui brise les barrières culturelles et socio-économiques. Un endroit qui permet l’expression créative dans un espace sécuritaire, mais aussi d’une façon qui permet de découvrir qui on est et ce que l’on ressent. » Joanna Bateman, 2015
Tout est dit….
La Palissade ouvre sa cour, un vendredi par mois, pour offrir un espace neutre entre la maison et le travail, l’école ou l’institution. Ce sont les Ruches d’Art. On s’y rencontre en dehors des rôles et attentes pré-déterminées.
La petite cour, la terrasse et le jardinnet sont partie intégrante du projet. Prendre soin de la terre va de pair avec les Ruches d’Art. Chacun est invité à investir une courette adjacente à l’atelier pour y construire des bacs de jardinage ou reverdir l’espace.
Les matériaux utilisés lors de ces ateliers sont divers : des matériaux simples récupérés aux trésors vintage, ce sont des trésors abondants et fabuleux pour créer. Les Ruches d’Art, par la réutilisation créative, tente de contribuer à la réduction de la quantité de matériaux encore utilisables se retrouvant au dépotoir.
Le modèle économique de ces ateliers repose sur le dons, le troc, les échanges et vos contributions en temps. N’hésitez pas à venir vers moi pour en discuter.
A la manière des cafés suspendus, vous trouverez dans l’atelier, des pinceaux suspendus vous permettant de soutenir financièrement ces temps de création gratuits pour tous.
Pour en savoir plus sur les ruches d'art
Selon le Réseau des Ruches d’art :
« Le Réseau des Ruches d’Art relie une multitude de petits espaces régénératifs d’art communautaire, avec l’objectif de bâtir des solidarités à travers la distance géographique. Cette initiative vise à renforcer et à promouvoir les bienfaits de ces ateliers collectifs inclusifs et accueillants, à travers le Canada et le monde. Aussi connus sous le nom de « maisons publiques », ces tiers-espaces créent de multiples occasions de dialogue, de partage de savoir-faire et de création artistique, entre des gens de divers horizons socio-économiques, âges, cultures et capacités.«
On peut remonter aussi loin qu’aux premiers peuples qui se regroupaient pour fabriquer quelque chose ensemble, pour comprendre le pouvoir d’une Ruche d’Art. Qu’il s’agisse de préparer la nourriture ou d’assembler des roches pour orienter le reste du groupe vers une certaine direction, se rassembler au sein d’un processus créatif pour imaginer des solutions à un problème et renforcer les ressources internes et externes est un comportement partagé par tous les humains (Dissanayake,1995).
Les principes fondamentaux Des Ruches d'art sont :
Expositions sans jury
Dans une Ruche d’Art, chaque personne est considérée en tant qu’artiste de façon égalitaire, qu’elle soit débutante ou expérimentée. Nous organisons des expositions collectives dont les thèmes sont décidés en groupe, et toutes les oeuvres soumises pour l’événement sont exposées.
Chacun(e) enseigne à un(e) autre
(Traduction libre de : ‘’Each-one-teach-one’’) Ceci nous vient de l’artiste de rue et militant pour le logement Ron Casanova, (1996) qui croyait que chaque personne naît avec des dons à partager. Peu importe le statut d’expert(e) habituellement conféré à certain(e)s d’entre nous, dans les Ruches d’Art, nous sommes tour à tour les enseignant(e)s et les élèves les un(e)s des autres. Nous invitons les contributions créatives et le partage de savoir-faire à émerger de quiconque est intéressé(e) à partager l’abondance de ses dons avec la communauté.
Regard bienveillant
Nous nous efforçons de porter un regard bienveillant sur toute personne, car nous croyons que la participation de tout le monde est nécessaire pour créer du changement social. D’après le livre « The Anatomy of Peace (2006) » chaque interaction est une opportunité de choisir la guerre ou la paix. Choisir la paix n’est pas toujours facile en raison des complexités qu’implique la création de relations à travers les différences. La Ruche d’Art devient un espace ou il est possible de pratiquer ce travail difficile dont notre monde a besoin.
Hospitalité Radicale
D’après les travaux en neuroscience de l’attachement humain (Schore, 2003), le moment ou l’on rencontre une autre personne pour la première fois est un échange crucial. Nous accueillons donc toutes les personnes qui passent la porte dès leur arrivée, offrons à celles qui viennent pour la première fois une visite de l’espace, et leurs offrons de rester avec nous pour une tasse de thé et de la création artistique. Accueillir la diversité est une méthode qui peut produire une ‘’éthique de l’inconfort’’ qui mène à une pratique d’hospitalité radicale. Partager la nourriture et la création artistique inspire l’empathie des un(e)s envers les autres.
Solidarité vs Charité
Les Ruches d’Art mettent en place un modèle de solidarité pour remplacer celui, dépassé, de la charité. L’argent est seulement un type de richesse qui peut bénéficier à une communauté, ou encore la diviser. Nous croyons que les êtres humains sont tou(te)s intrinsèquement riches de capacités créatives telles que des idées, de l’inspiration, de la bienveillance, de la vulnérabilité, des savoir-faire et d’autres ressources. La Ruche d’Art n’a pas comme mission de servir les personnes dans le besoin, mais de favoriser l’appréciation de notre interdépendance et la valorisation et le partage des savoir-faire de chacun(e).
Prise de décisions par consensus
Nous croyons à la mise en place d’un espace sécuritaire pour que toutes les voix soient entendues. Lors de la prise d’une décision en groupe, nous visons le choix d’une solution qui fonctionne pour tout le monde, même si cela implique d’écarter la ou les proposition(s) initiale(s). Si toutes les voix sont entendues et respectées, le fonctionnement par consensus peut favoriser la cohésion du groupe et le développement de la confiance mutuelle et de la solidarité. »